|
Je quitte la Bretagne et ses légendes pour remonter le temps dans ce polar historique, au format poche de 380 pages, qui se passe dans ma ville de naissance. C'est un peu pour çà que je l'ai choisi d'ailleurs. Je ne connais pas cet auteur mais je vois souvent et en bonne place, ses nouvelles sorties en librairies.

Attentat à Aquae Sextiae - Jean d'Aillon (Editions du masque)
Présentation de l'éditeur : Une conspiration politique sous le règne d'Auguste dans la ville d'Aix. Il y a deux mille ans, Aix s'appelait Colonio Julio, mais ses habitants l'appelaient Aquae Sextiae. C'est sur son marché aux esclaves, un des plus fameux de l'empire romain, que Lucius Gallus, vétéran de l'armée du Rhin, retrouve Clodius Sertorius, son ancien bras droit. Comment s'est-il retrouvé là ? Et pourquoi Aemilius Plautius, que certains prétendent être le fils de Cicéron, veut-il à tout prix racheter Sertorius ? C'est dans une ville en proie aux complots, aux meurtres et aux attentats politiques que Lucius Gallus, poursuivi par les sbires de Tiberius Nero, tentera de déjouer la sombre machination qui se trame entre le temple de Belenus et celui de Dexiva. Il aborde dans ce volume l'époque de l'empire romain avec le même souci du détail et la même force évocatrice qui a fait son succès jusqu'alors. |
| Je conseille du même auteur la série qui se déroule au 17ème siècle entre les règnes de Louis 13 et de Louis 14, dont le héros est un ancien notaire annobli par le roi lui-même pour services rendus. Outre que ça fait découvrir sans effort tout un siècle dont on ne connaît d'ordinaire que la "vitrine" (le classicisme) et qui du coup devient vivant, le héros est un enquêteur fascinant, un caractère fort dont on se plaît à suivre l'évolution de roman en roman. Je recommande l'époustouflant Dernier secret de Richelieu pour une énième version du Masque de fer. Et pour la tension du récit. En revanche, le défaut de Jean d'Aillon est parfois de vouloir à tout prix "recaser" sa documentation, surtout quand il s'agit de sa chère ville natale, Aix. Peut-être un aixois s'y retrouverait-il dans sa description des anciennes rues de la ville, mais le vulgum pecus s'y perd un peu... |